PDV Bill
Prof : Oh, ne pleurez pas, c'est rien. Allez, filez à votre place, je ne veux pas vous servir de mouchoir.
Connard.
En revenant à ma place, je croise le regard haineux de Tom, si il ne se retenait pas, je crois qu'il sauterait littéralement sur le prof. Je me pose sur ma chaise et sors mes affaires.
Le cour passe plutôt rapidement.
[ toujours la même chanson, mais j'aime beaucoup avec ce passage ]
La sonnerie retentit et nous sortons Tom et moi, main dans la main.
Nous partons nous asseoir dans un coin de la cour. Je me mets entre ses jambes, dos à lui, étendu de tout mon long. Il croise ses bras autour de mon ventre et vient caler sa tête dans mon cou. Son souffle effleure ma peau, me faisant frissonner.
Il le remarque et s'esclaffe, mais se ressaisi rapidement et me donne un doux baiser sur la joue. Ses fines lèvres débutent une course endiablée le long de ma mâchoire, la parcourant dans les moindres recoins.
Puis il poursuit son chemin dans mon cou, me procurant de nouveaux frissons.
Il rit avant de remonter jusqu'à mon oreille, qu'il mordille quelque peu, puis m'y murmure des mots doux.
"Je t'aime, je t'aime, je t'aime" qu'il me répète sans cesse. Je me sens défaillir à ses dires. Mon coeur s'emballe, il bat trop vite, il faut que je me calme, mais je n'y parvient nullement. Il continue de me répéter ces deux mots. Je tourne la tête vers lui et fixe son regard. Milles étoiles brillent dans nos yeux. Les larmes m'y montent tant ce moment est parfait. Des larmes de bonheur. Je me sens tellement heureux. Je voudrais que le temps s'arrête.
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! " **
Ces quelques vers me reviennent subitement en tête. C'est fou ce qu'ils peuvent être aussi adaptés au moment présent. Mes yeux n'ont point quittés ceux de mon amant. Je me rapproche doucement de lui et lui dépose le baiser le plus doux, amoureux, passionné qu'il m'est été donné. A travers ce baiser je lui transmets tout ce que j'éprouve à son égard. Mais je serais incapable de vous décrire ce que je ressens, c'est tellement fort. J'ai l'impression d'avoir des milliers de papillons qui virevoltent gaiement dans mon ventre. Et cette impression d'avoir quelque chose de coincé entre le coeur et la gorge. Cette impression qui me fait croire que je vais recracher quelque chose, alors qu'en réalité la seule chose que je vais recracher et mon bonheur simplement et purement. A l'instant, je me sens au dessus de tout, plus rien ne compte autour de moi, j'en oublie les éléments à mes alentours. Je ne peux m'empêcher de sourire niaisement à travers ce baiser. Je sens les larmes me monter aux yeux tellement mes émotions sont fortes pour mon petit coeur. [ le pire, c'est que c'est exactement ce que je ressens à l'instant. Disons que dans cette scène, ça me fait penser à elle*, et j'en ai l'impression qui est décrite ici. ]
Tom s'écarte légèrement. Un large sourire se tend sur mes lèvres, dévoilant une infime partie de mes dents. Les yeux toujours fermés, je distingue cependant le même sourire sur le visage de l'être que j'aime, celui qui fait battre mon coeur, celui pour qui je vis.
Toujours les yeux clos, une ombre vient se dissimuler dans notre ciel baigné de bleu et jaune.
... : Hey les tapettes, on dérange? Je ne te savais pas comme ça Tom! Elle est bonne au moins au lit ta salope?
Ces mots me vont droits au coeur pour y laisser un air glacial. J'ouvre subitement les yeux et regarde Tom, effaré, hapréandant sa réponse.
Il me regarde un instant, comme pour tenter de desceller dans mon regard une réponse, une aide, en vain.
Ses pupilles font des allés-retour incessants entre mes yeux et notre interlocuteur commun.
Il déglutit difficilement avant de répondre au trouble-fait.
Tom : Tu as raison Gustav ....
Mon sang ne fait qu'un tour, c'est comme si je venais de me faire poignardé en plein coeur. Je le regarde peiné, avant qu'il ne poursuive sa phrase.
Tom : Tu as raison, tu dérange. Je ne suis pas comme ça? Mais comme quoi? Homo? Bi? Oui, je le suis, et alors, ça te pose un problème? Ne prends pas la peine de répondre, si ça t'en pose un je m'en fiche. Ca t'embêtes de nous voir ensemble? Ca t'embêtes que j'aime et embrasse un autre homme? Ou peut-être est-ce simplement que tu es jaloux, que tu donnerais n'importe quoi pour être à sa place? Peut importe ce que tu pense, je l'aime, et c'est la seule chose qui importe à mes yeux.
J'en reste bouche bée. Tout ce qu'il vient de dire, c'est tellement magnifique. Mon dieu, mais ce garçon est en or. Gustav est dans le même état d'hébétude que moi, seulement lui ses pensées diffèrent des miennes.
Il se ressaisit et part, sans même nous lancer un dernier regard.
Je ne tiens plus une seconde de plus et me jette dans les bras de mon amoureux. Lui, dans un premier temps surpris, finis par resserrer ses bras autour de mon corps.
Bill : Je t'aime, je t'aime tant, ne pars jamais, je t'aime Tom, mon Tomyy.
Tom : A jamais mon petit Bill! Je t'aime.
Sur ces derniers mots il ressert notre étreinte.
[ si la chanson et finit, remettez-la, je vous assure que, pour mon avis personnel, après, à vous de juger, elle va bien avec ]
Je perçois un bruit aigüe mais ne réagis pas, même si j'en connais la signification. Nous devrions rentrer en cour. Mais ce moment est tellement magique que rien ne devrais le gâcher.
Le temps passe, mais tout est flou, les minutes ne représentent plus rien. Je ne sais combien de temps c'est écoulé.
Je me redresse légèrement et viens embrasser tendrement mon amour.
Il prends soudainement un aire intelligent, tout au moins satisfait, se lève et me tends la main. Je l'attrape et me relève à mon tour. Il commence ç avancer en direction du grand portail du lycée, tenant fermement ma main.
Bill : Tom, où m'emmènes-tu?
Tom : Tu verras mon Bill, tu verras. C'est très beau là-bas, j'y suis allé lorsque j'ai appris que tu étais comateux. C'est très paisible, et agréable, tu vas aimer j'en suis persuadé.
Il cours à travers les ruelles, à toute vitesse, comme si le temps nous était compter, moi à ses trousses.
Il accélère encore, mais se stoppe net après avoir traversé une forêt. Seulement, ne l'ayant pas vu s'arrêter, je continue de courir jusqu'à lui rentrer dedans. [ heeem, bande de perverses je vous voir venir xD ]
Et comme si cela ne suffisez pas,une petite pente se dresse devant nous, et, avec l'élan que j'avais, nous la dévalons en roulant, l'un sur l'autre, des éclats de rires par milliers.
Arrivés en bas de la descente, je me retrouve dos au sol, avec mon Tomyy allongé sur moi. Il me sourit et vient m'embrasser tendrement. Je réponds à son baiser et ferme les yeux, me laissant emporter vers une toute autre dimension.
Nous nous relevons, et marchons jusqu'au bord du lac où il m'a emmené. Dites-moi, je ne le savais pas si romantique. Cet endroit est d'une splendeur. La verdure y est partout, des centaines d'abeilles viennent butiner les fleurs, ces dernière égayant au maximum le petit havre de paix.
Tom s'allonge sur l'herbe fraîche, et je fais de même, déposant ma tête sur son torse.
Ce dernier se soulève régulièrement, et je me laisse bercer par la cadence de sa respiration, et m'endors.
[ Ellipse ]
Je suis réveillé par le frais gazouillis des oiseaux et la douce odeur de lys, ainsi que le clapotis des poissons remontant de temps à autres à la calme surface de l'eau.
Je tourne doucement la tête vers Tom. Il dort paisiblement.
Je décide alors de me lever, et de partir explorer la forêt à l'allure enchanteresse.
Je m'égare gaiement à travers les troncs et les aiguilles des sapins.
J'avance toujours mais en fermant les yeux cette fois. Me reviennent alors en tête, des images toutes aussi heureuse. Je me revois alors, petit enfant insouciant de 2 ans, galopant à travers les bois sombres, mais cependant éclairés par la belle lueur du soleil d'été, riant aux éclats, prononçant quelques mots à l'égard d'un autre enfant.
Inconsciemment je me mets à courir en rigolant, tel le fruit de mes souvenirs, gardant les yeux toujours clos. Je me guide à travers les arbres à la seule aide de ces réminiscences.
Aucun frôlement, aucune chute, rien, j'évite toute sorte d'obstacle. Je vis et vois à travers ces images.
Je me sens comme transporté, ramené à cette époque. Seulement, je ne me souvenais pas être venu ici. Ni avoir eu des amis ici.
Mon illusion et moi-même arrivons devant une petite bâtisse en pierre. Nous nous stoppons et nous retournons, attendant le second garçon.
Je n'arrive désormais plus à ouvrir les yeux, je ne peux plus me défaire de ces images.
Arrive enfin le second enfant, aussi jeune, insouciant, et semblable au premier, à savoir moi.
Mais, quand je dis semblable, c'est vraiment semblable, comme deux jumeaux. La même corpulence, les mêmes petites mains fines et délicates, le même nez, la même bouche gourmande, les mêmes cheveux, les mêmes yeux, le même visage, les mêmes yeux, le même torse dénudé, et ... Oh mon dieu, les même tâches au niveau des côtes, à l'instar de Tom et moi. Ce même coeur dessiné par nos tâches de naissances, seulement celui-ci n'est pas fissuré, pour aucun des deux enfants.
Ma main se porte automatiquement à cette tâche qui orne mes fines côtes.
Les deux enfants se prennent par la mains et rentrent dans la maisonnette en chantonnant joyeusement. Je fais de même, toujours. Mon illusion lâche la frêle main de son compagnon, et avance de quelque pas, vers une bougie qu'il prend en main. Une tête vient se poser dans son cou. Et il hume cette odeur qui me parvient aussi.
J'ouvre subitement les yeux, et m'aperçois que j'ai porté la même bougie, ayant la même odeur satinée et sucrée de la belle et odorante nature.
Les larmes me montent aux yeux. Je crois avoir compris quelque chose d'essentiel.
Mon père m'a menti sur un point, à moi de découvrir lequel.
** [extrait du poème Le Lac de Alphonse Lamartine ]
Arf', désolé de faire un méchant Gusgus, mais bon. xD
-Est-ce que vous préférez des chapitre de cette taille, en plus court, ou en plus long???
Wow, j'en reviens pas, mardi, je me connecte, 45 commentaires sur mon chapitre 0-0 Merci infiniment
Je vous avoue, honnêtement, j'avais peur qu'après tant de retard de perdre mes lectrices. Et je dois dire que ça m'aurait peinée.
Merci à toutes, je vous aime ♥♥♥
Et disoulé d'avoir mis à nouveau pas mal de temps pour celui-ci, mais je voulais le faire long pour me faire pardonner.




